miércoles, 8 de marzo de 2017

HOMENAJE A LAS VÍCTIMAS DEL FRANQUISMO EN SAINT-DENIS, AFUERAS DE PARÍS.


   


Esta tarde, del 6 de marzo de 2017, tras dar clase a mis alumnos sobre el Tango de las Madres locas  de Carlos Cano  (« la literatura siempre acaba encontrándose con la Historia » dice un personaje de la Historia oficial de Luis Puenzo, excelente película que mucho emocionó a los jóvenes de nivel de bachillerato francés),  marché para Saint-Denis a la calle de las Víctimas del franquismo,  con el propósito de poner flores al poste donde las puse el año pasado en la misma fecha, el seis de marzo, ya que le seis de Marzo de 1941 fusilaron a 17 personas en el Cementerio del Este de Madrid, entre ellas a cinco personas de Toledo (de la Torre de Esteban Hambrán) y siguen todas, como las (casi ) tres mil allí fusiladas de 1939 a 1944, sin nombre ni fecha de fusilamiento en la tapia ni el ningún lugar de aquel « Lugar del Poder » franquista.

   Me encontré con un vecino portugués que me explicó que quitaron los postes de hormigón de la calle de las Víctimas del franquismo de Saint-Denis y enterraron los cables eléctricos, gran progreso pero con  el poste del final de la calle también quitaron la placa que encima rezaba « calle de las Víctimas del franquismo ». Por eso leí el poema que dediqué a las víctimas del cementerio del Este de Madrid y las cifras de la represión franquista y enarbolé la Tricolor delante de la fachada de una casa donde sigue dicha placa, colocada bastante alto y puse un ramo de flores en un poste del tráfico bajito al lado de una ventana (algo deteriorada) donde también consta el nombre de la calle.

   ¡Ojalá se pusiera tal nombre a una calle de París, ya que todos, incluso los Resistentes, los de la Nueve, los deportados, todos los exilados republicanos españoles fueron, fuimos (somos) « víctimas del franquismo ». Todos tuvieron que dejar su país, su hogar, a sus seres queridos, muchos  dejaron (dejamos) a seres queridos en cunetas o en cementerios. A una calle de las víctimas del franquismo en París creo que acudirían muchedumbres a rendir homenajes y tal vez vendrían,  en fechas importantes, las autoridades parisinas ya que por ahora solo existen lugares parisinos dedicados a la Nueve, a los deportados (monumentos del Père Lachaise), a varios resistentes (Miret i Musté, cárcel de la Santé), pero ningún lugar para honrar la memoria de todos, como en Argelés la placa a los exiliados de la « Retirada ».

   Esta tarde tuve la suerte de que al terminar el humilde homenaje,  acompañada por el vecino portugués, la policía llegara y me preguntara por la bandera que me disponía a guardar. Pude aprovechar la ocasión para dar una breve clase de historia sobre el cementerio del Este de Madrid y sus 3000 fusilados, sobre la bandera tricolor y sus colores y sobre República española que « no le hacía daño a nadie ». Los policías de Saint-Denis parecieron muy interesados y me preguntaron donde vivía. Aproveché para explicarles que formo parte de los Amigos de los Republicanos Españoles de Región parisina y que me gustaría que el año que viene la Alcaldía viniera a echarme una mano floreciendo las placas de la calle. La patrulla de guardias se marchó tras desearme buena tarde en aquel barrio bastante cercano al de la Petite Espagne, la Pequeña España, donde vivieron tantos españoles de varias emigraciones y de dónde salieron varios Resistentes y rehenes fusilados en el Mont-Valérien, si no me equivoco.

   Tal vez el año que viene por estas  fechas ya estén los nombres de los fusilados en la tapia o un lugar del cementerio del Este de Madrid ya que este año, al parecer,  la Alcaldía de Madrid participará en el homenaje del 16 de Abril, lo que es un acontecimiento histórico dada la indiferencia demostrada hasta ahora por el Poder político  hacia aquel lugar madrileño de la represión franquista.

Saint-Denis, 6 de marzo de 2017

Rose-Marie  Serrano (Amigos de los Republicanos Españoles de Región parisina)



Hommage aux victimes du franquisme à Saint-Denis  (banlieue parisienne)

   Cet après-midi du 6 mars 2017, après avoir expliqué à mes élèves le Tango de las Madres locas de Carlos Cano (« la littérature termine par rencontrer l’Histoire » dit un personnage du film La Historia oficial de Luis Puenzo, excellent film qui a beaucoup ému les jeunes de Terminale), je me rendis à Saint-Denis, rue des Victimes du franquisme, dans le but de fleurir la plaque du  poteau que je fleuris l’an dernier à la même date, le 6 mars, car le 6 Mars 1941 on fusilla 17 personnes au Cimetière de l’Est de Madrid, parmi elles cinq personnes de Tolède (de la Torre de Esteban Hambrán) et elles continuent toutes, comme les presque trois mille qui y furent fusillées de 1939 à 1944, à n’avoir ni nom ni date d’exécution sur la paroi,  ni en aucun endroit de ce « Lieu du « Pouvoir » franquiste.

   Avant que des amis n’arrivent, je rencontrai un voisin portugais qui m’expliqua qu’on a enlevé les poteaux en béton  de la rue des Victimes du franquisme de Saint-Denis et on a enterré les câbles électriques, grand progrès, mais avec le poteau du bout de la rue on  a aussi enlevé la plaque qui portait l’inscription « rue des Victimes du franquisme ». C’est pourquoi j’y ai lu le poème que j’ai dédié aux victimes du cimetière de l’Est de Madrid et les chiffres de la répression franquiste  et j’ai brandi le drapeau tricolore républicain espagnol devant la façade d’une maison où se trouve toujours ladite plaque, placée assez haut et j’attachai un bouquet de fleurs su le poteau de la circulation  situé plus loin, assez bas, près d’une fenêtre (à la peinture un peu défraîchie ) où se trouve aussi le nom de la rue, si important pour nous.
 Comme il serait souhaitable que ce nom fût donné à une rue de Paris, puisque tous, même les Résistants, les Combattants de la Nueve, les déportés, tous les exilés républicains espagnols furent, nous fûmes (nous sommes) des « victimes du franquisme » !

  Tous durent quitter leur pays, leur foyer, leurs êtres chers, beaucoup laissèrent (nous laissâmes) des êtres chers dans des fosses ou dans des cimetières. Je crois que des foules viendraient à  une rue des Victimes du franquisme de Paris,  rendre  des hommages  et,  peut-être,  à des dates importantes,  les autorités parisiennes y viendraient-elles, puisque pour l’instant n’existent que des lieux parisiens dédiés aux héros de La Nueve, aux déportés  (monuments du Père-Lachaise), à plusieurs Résistants (Miret i Musté, mur de la prison de la Santé), mais aucun lieu  « neutre » pour honorer la mémoire de tous, comme à Argelès  la plaque aux exilés de la « Retirada ».

   Cet après-midi j’eus la chance que, terminant le modeste hommage, accompagnée par le voisin portugais, une voiture de police arrivât et les policiers me demandassent quel était ce drapeau que je me disposais à ranger. Je pus profiter de l’occasion pour donner une brève leçon d’histoire sur le Cimetière de l’Est de Madrid et les 3000 fusillés, sur le drapeau tricolore espagnol et ses belles couleurs et sur la République espagnole qui « ne faisait de mal à personne ». Les policiers de Saint-Denis semblèrent très intéressés. J’en profitais pour leur expliquer que je fais partie des Amis des Républicains Espagnols de Région parisienne et que j’aimerais que l’an prochain la Mairie de Saint-Denis vienne m’aider à fleurir les plaques de la rue. Ils me demandèrent donc où j’habite et partirent après m’avoir souhaité un bon après-midi dans ce quartier proche de la « Petite Espagne », où vécurent tant d’Espagnols de plusieurs émigrations et d’où furent originaires plusieurs Résistants et otages fusillés au Mont-Valérien, si je ne me trompe.

   Peut-être l’an prochain à cette date les noms des fusillés seront déjà sur le mur ou en un lieu du Cimetière de l’Est de Madrid, puisque cette année, dit-on, la Mairie de Madrid participera à l’hommage du 16 avril, ce qui constitue un événement historique étant donnée l’indifférence démontrée jusqu’ici par le Pouvoir politique envers ce lieu madrilène de la répression franquiste.



Saint-Denis, 6 de mars 2017
Rose-Marie  Serrano (Amis des los Républicains Espagnols de Región parisenne)

1-Tango de las Madres locas : chanson de Carlos Cano sur les Mères (grands-mères) de  la Plaza de Mayo de Buenos Aires où elles manifestaient pendant la dictature de Videla (1976-1983).
2- Le 6 mars 1941 il y eut  (sur presque 3000 fusillés de 1939 à 1944)  17 fusillés  dont 5  originaires de Toledo (la Torre de Esteban Hambrán) au Cimetière de l’Est, à Madrid : Cesáreo López Garrido, Guillermo Caro Montero, Isabel Gómez Sánchez, Mariano Gómez Sánchez, Eudaldo Serrano Recio (voir Consejo de Guerra, Mirta Núnez Díaz-Balart, Compañía Literaria)
3- La Retirada : l’exil, le passage de la frontière en 1939. La plaque d’Argelès fut inaugurée en présence de nombreuses personnalités dont Madame Anne Hidalgo.
4- La rue des Victimes du franquisme se trouve non loin de l’Hôpital de la Fontaine, en face du Parc de la Légion d’Honneur, avant d’arriver au quartier de la Plaine Saint-Denis, celui de la Petite-Espagne, non loin de l’actuel Collège  Federico García Lorca.

CESÁREO, EUDALDO, GUILLERMO, MARIANO E ISABEL O LA TAPIA DEL OLVIDO Y LA INDIFERENCIA DEL CEMENTERIO DE MADRID

Cesáreo,  Eudaldo, Guillermo, Mariano e Isabel
o
La tapia del Olvido y de la Indiferencia, la del Cementerio de  Madrid 

(El 6 de marzo del  41  fusilaron a Cesáreo,  Eudaldo, Guillermo, Mariano e Isabel en el cementerio del Este, Madrid)




Cesáreo,  Eudaldo, Guillermo, Mariano e Isabel. 
Lejos estoy de aquella tapia ensangrentada,
Lejos de aquella  madrugada  sin piedad.
Erais   cinco  de aquéllos ,  
de los diecisiete fusilados  del 6 de Marzo  
de mil novecientos cuarenta y uno.
¿ Quién  ya os recordará ?
¿ Quién vuestro nombre con amor, con  ternura ya  pronunciará ?
Mariano e Isabel, los hermanos de la Torre de Esteban Hambrán,
Isabel  y Guillermo, de la taberna de la Plazuela, 
a  los que recuerda Daniel,
Eudaldo, hijo de Mercedes Recio Lobón, 
la esposa de Pedro Serrano Merchán, el  labrador. 
Cesáreo, cuñado del  Alcalde Pedro  Caballero,
 el zapatero de la calle Valdefuentes, 
El que no consta en la Historia de la Torre de Esteban Hambrán 
porque esa Historia  la han de callar.
¿Por qué aquel  tiro  sin perdón en la nuca 
de cada uno de los diecisiete, 
aquella madrugada  del 6  Marzo en Madrid, 
aquel  año en que Leclerc
se apoderó de  Koufra, 
1941, en que los ingleses entraron en Etiopía, 
El 41, año de la Batalla de Moscú, 
que hizo temblar al Tercer Reich?
Aún  no vencieron,  en 41,  a  la hidra implacable y feroz, 
al nazi desalmado y a la Azul División
aquellos hermanos rusos abnegados, 
entre  gélidas nieves y hielos de Stalingrado
y  tanto esperabais  su llegada en vano,
tristes, tan tristes en vuestra prisión.
¡Cómo la esperábais en Yeserías y en Porlier!
  • Cesáreo ¿aún no llegarán los Aliados a Madrid?
  • Eudaldo,  no sé si los soviéticos habrán logrado deshacer el cerco allá.
  • Mariano  ¿qué sabes de Isabel?
  • Guillermo, sigue en Ventas tu mujer.
  • Pedro Caballero está preso en Talavera pero pronto,  hermanos, veréis, nos  liberarán.
  • Razón tenemos, Eudaldo, esto no puede durar. El Bien ha de triunfar.
Así  siguieron  esperando en Yeserías  y  en Porlier,
mas los defensores de la República nunca vieron a Madrid llegar
ni  la Nueve ni  al General  Leclerc.
Muda  y siniestra sigue la tapia del  Cementerio  aquel.
Solo en  Abril la cubren  rojos  claveles, 
fotos  de víctimas, algunas banderas
y  allí suenan cantos esperanzados.
Hoy  6 de Marzo de este siglo nuevo, 
con ternura,  con  amor,  vengo a la calle de las Víctimas del  franquismo 
lejos, bien lejos  de Madrid, lejos de aquella tapia 
del Olvido y de la Indiferencia, 
a  llamaros por vuestros nombres
con ternura, con amor, 
así como un día os llamarán también  allá, 
en  la Torre de Esteban Hambrán, 
lejos de aquella tapia ensangrentada,
lejos de aquella  dura madrugada  sin piedad.
Cesáreo,  Eudaldo, Guillermo, Mariano e Isabel.



Rose-Marie Serrano
6 de marzo de 2017
Saint-Denis  (rue des Victimes du franquisme,  calle de las Victimas del franquismo) 
 Le 6 mars 1941 il y eut  (sur presque 3000 fusillés de 1939 à 1944)  17 fusillés  dont 5  originaires de Toledo (la Torre de Esteban Hambrán) au Cimetière de l’Est, à Madrid : Cesáreo López Garrido, Guillermo Caro Montero, Isabel Gómez Sánchez, Mariano Gómez Sánchez, Eudaldo Serrano Recio (voir Consejo de Guerra, Mirta Núnez Díaz-Balart, Compañía Literaria)



sábado, 4 de marzo de 2017

BLASA SERRANO MERCHÁN Y SU ESPOSO MARIANO SERRANO ALONSO




"Mi abuela  Blasa conservaba muchas  fotos pero cuando salieron del pueblo , dejaron todo allí y al volver solo les habían dejado las paredes de la fachada " 

Pilar de la Vieja Serrano 
Febrero de 2017

miércoles, 22 de febrero de 2017

OFRENDA FLORAL PARA NUESTROS HÉROES DE LA REPÚBLICA. 22 DE FEBRERO DE 2017 (LA COURNEUVE, PARÍS)



   Esta tarde del 22 de febrero  de 2017, después de haber dado una clase  algo histórica a mis alumnos, explicándoles la importancia,  para muchos españoles, de la fecha de hoy, me reuní con  uno de ellos, ex-combatiente republicano español y con un descendiente del Exilio de la República para ir a florecer la placa de la calle dedicada en la Courneuve (cerca de París) a Cristino García Granda.


   Ya que no disponemos aún en París del sitio anhelado para poder homenajear a todos los republicanos españoles, solemos homenajear el 22 de febrero,  en la Calle de Cristino García  (al que se dedicaron numerosas calles en la geografía francesa por ser gran héroe de la Resistencia) de la Courneuve también,  al insigne poeta republicano Antonio Machado,  quien falleció un tristísimo  22 de febrero  de 1939 en Collioure.
   Leímos unos parráfos de Rouges, maquis de France et d’Espagne, les guérilleros (obra dirigida  Jean Ortiz) en los que se insiste (traduzco abreviando) en « la estrategia liberadora de la Unión Nacional española » del « partido comunista » que « desde principios de 1942 hasta 1948, se dedica, de ambos lados de los Pirineos, a una estrategia político-militar…la UNE dispone en Francia de un formidable movimiento guerrillero…independiente del PCF…a finales de 1944 la Agrupación de Guerrilleros españoles puede apoyarse sobre 10 000 hombres…Los republicanos están convencidos de la caída inminente de Franco….Aquel  otoño de 1944 para todas las tendencias del exilio los días de Franco están contados. Expulsar a Franco resulta un deber. Los guerrilleros hicieron temblar al franquismo. »
   También leímos unos párrafos del artículo sacado de  El Ferrero, Diario de traduccione titulado La Batalla de la Madeleine y el final de Cristino García Granda, que recalca que « fue un hombre disciplinado que sabía imponer disciplina, modesto, con nervios templados, meticuloso en la preparación de las operaciones de que era responsable y decidido  a la hora de su realización, jefe, compañero y amigo de cuantos estaban a sus órdenes, que nunca abusó de su autoridad y no pretendió los honores de su triunfo ». El excelente artículo expone cómo Cristino García y su destacamento de 34 guerrilleros de la 21a Brigada, el 24 de agosto de 1944, logró con gran determinación y heroismo cortar el paso a « una numerosa columna del ejército alemán » y tras mucho pelear logró que se rindieran.


   Después leímos,  con la vecina  española que se nos suele juntar cada año en la misma fecha,  que « Terminada la II guerra mundial, el Partido Comunista intenta trasladar el movimiento subversivo a las ciudades españolas » pero que Cristino García, quien reemplazó a Vitini Flores en la guerrilla urbana en Madrid-adonde había vuelto  siendo « el candidato más adecuando para sustituirle »- fue detenido al descubrir la policía « los dos primeros números de abril y mayo (de 1945) del periódico Ataque », que difundían « la política de la Unión Nacional ».
    Concluimos con las palabras del heróico guerrillero,  quien declaró a su abogado defensor que « mil vidas que tuviera las pondría al servicio de la causa de mi pueblo y de mi patria ».
   Cantamos la Marsellesa pacífica y el magnífico Himno de los guerrilleros,  que « por llanuras y montañas libres van »,  con el texto del Republicancionero de Juan Fran Núñez Parreño en francés y en español (y unos pocos) versos en ruso para el vecino de Moldavia,  quien presenció en acto sin participar en él.
   Después hablamos de Antonio Machado, de cómo le acompañaron al cementerio, según pone en el libro de Monique Alonso (Antonio Machado, el temps de l’exil 1936-1939), (traduzco) « admiradores y habitantes de Collioure, con el ataúd llevado por doce soldados de la Segunda Brigada de la Caballería del Ejército español que estaban internados en el castillo de Collioure y que fueron autorizados a salir de allí para rendir un último homenaje al Poeta. » Por fin leímos el poema de Ruben Darío



 Oración por Antonio Machado :
… Era luminoso y profundo
como era hombre de buena fe. 
Fuera pastor de mil leones
y de corderos a la vez.
Conduciría tempestades
o traería un panal de miel.
Las maravillas de la vida
y del amor y del placer,
cantaba en versos profundos
cuyo secreto era de él.
Montado en un raro Pegaso
un día al imposible se fue.
Ruego por Antonio a mis dioses
ellos le salven siempre. Amén.




   Tras  dar « vivas a la República », « a la Tercera » y florecer la placa de la calle de Cristino García  nos fuimos a florecer la de otra calle importante para nosotros también, la de Julián Grimau, « tipógrafo, republicano español ejecutado por los franquistas » en 1963, sita en Drancy, cerca de la escuela « Romain-Rolland-Cristino García » donde quise ondear la bandera republicana ya que de niña en esa escuela con tan insignes nombres nunca nos explicaron   de quién era el segundo y me gustaría un día explicárselo a los alumnos que por allí jugaban  este miércoles, despreocupados,  en la plaza  de la Amistad  de la « Cité Gagarine », enfrente de la escuela Romain-Rolland-Cristino García,   construida, si no me equivoco,   siendo alcalde de Drancy el resistente francés Maurice Nilès.
París, 22 de febrero 2017

Rose- Marie Serrano (ARE de RP- Amigos de los Republicanos españoles de Región parisina)

domingo, 5 de febrero de 2017

POR QUÉ LOS AMIGOS DE LOS REPUBLICANOS ESPAÑOLES DE REGIÓN PARISINA QUEREMOS UN LUGAR DEDICADO A LOS REPUBLICANOS EN PARÍS










Los Amigos de los Republicanos Españoles de la Región Parisina nos concebimos como un grupo, colectivo o asociación desde 2010, cuando una periodista del periódico español El País nos preguntó, delante de la fachada de la embajada de España en París donde nos manifestábamos por el juez Garzón, a qué asociación pertenecíamos  y le contestamos entonces que 

AAGEF-FFI
a  FFREEE
a  AGE-Derechos
a  Descendientes del Exilio español
a  Foros por la Memoria de Madrid y Toledo
a  la ARMH de Emilio Silva
a  la Amical de la Resistencia  española  de Alta-Saboya

o sea a unas asociaciones que entonces no tenían representación o /ni actividad en Región parisina.

   Resultó para nosotros tanto más evidente que había que unir en Régión parisina a los descendientes de Republicanos españoles y a sus amigos  cuanto que el 28 de abril de 2010 fuimos a florecer la tumba de don Juan Negrín, presidente del gobierno de la República-nuestra República a la que intentó salvar heróicamente- con su nieta en el cementerio del Père-Lachaise (ver foto).




    De vuelta  de Alta-Saboya en julio, donde la bandera de los colores de la República española de la Amical de Resistencia  española  de Alta-Saboya había ondeado para homenajear a los resistentes españoles caídos allí (entre ellos uno de Toledo), fuimos en agosto al homenaje que se rindió en la Baule al Presidente Lluís Companys  y el 25 de agosto de 2010 constatamos  estupefactos que ni siquiera una bandera de los colores de la República española ondeaba en las tribunas de los homenajes oficiales de la Liberación de París, aunque  bastantes republicanos españoles hubiesen participado activamente en ella (ver foto).



   
Sin respuesta  de las asociaciones, decidimos el 25 de agosto de 2011,  llevar la bandera tricolor a la Explanada del Ayuntamiento de París y se nos juntaron, aquel día, entre otras personas, la escritora española Enriqueta de la Cruz y el historiador Julián Vadillo, entonces en París. Invitamos a las Señoras Evelyn Mesquida  y Véronique Salou a juntarse con nosotros delante de la placa dedicada a la Columna Dronne, que florecimos (ver fotos). Pero, sin invitación, no pudimos asistir a los homenajes oficiales.






En agosto de 2012, más organizaciones, se nos unieron numerosas asociaciones, entre ellas ASEREF, que difundió ampliamente nuestra petición, apoyando todas nuestra demanda de la presencia de la Tricolor en las tribunas oficiales con la ACER-AVER, la de nuestros hermanos Brigadistas Internacionales. Se aceptó.

Después de esta victoria parisina de la memoria republicana española esperábamos con impaciencia la elección de la Señora Alcaldesa de París, de orígenes republicanos españoles, como muchos de nosotros, tanto más cuanto que en abril de 2013 en Bobibny se inauguró una calle de los Republicanos españoles con gran entusiasmo y alegría, cuya placa florecemos a menudo.





Para gran equivocación  nuestra, después de la alegría que impregnó las ceremonias del 25 de agosto de 2012, durante las cuales muchedumbres vinieron a admirar la Tricolor, enarbolada por nuestro abanderado el Señor Eloi Martínez, presidente de ASEREF y quien representaba a numerosas asociaciones más, y la bandera de AAGEF-FFI, llevada por uno de los representantes de dicha asociación, la cual desde 2012 tiene representación parisina, no hubo unión de todos los descendientes de Republicanos españoles en París detrás de la Tricolor, puesto que unos ven como primordial el honrar a los exiliados y el exilio español, como CAMINAR, coordinación que agrupa desde 2014 a numerosoas asociaciones de Burdeos, de Toulouse, del Yonne, entre otras, y otros, como  AAGEF-FFI  y el CIIMER, creado a partir de la inauguración del Centro de Investigación y de Interpretación de la Memoria de España Republicana en la estación de Borredon-Septfonds, cerca de Montauban, a los Republicanos españoles Resistentes.



   

En agosto de 2013, además, una nueva asociación fue creada por el grupo de la señora Véronique Salou para honrar a La Nueve el 24 de agosto, la Asociación del 24 ce Agosto de 1944.

Nosotros, los ARE de RP, proseguimos nuestras actividades sin reconocimiento institucional como el que disfrutan esas asociaciones nuevas en París, pero con  la ayuda material y moral valiosísima de unos amigos entrados en años persuadidos de la necesidad del regreso  de la República en España, pues nuestra meta es original: ayudar a los Republicanos españoles a recuperar su República robada por el nazi-fascismo, condición esencial para que sean honrados todos los Republicanos españoles que dieron la vida por la libertad y la democracia en España y en Francia.


   

Un lugar para todos los Republicanos españoles en París honraría a la vez la memoria de los Resistentes españoles caídos en París, como Conrado Miret i Musté, José Barón Carreño, Celestino Alfonso y los doce españoles ejecutados en el Mont-Valérien, la de los libertarios de La Nueve, de su capitán de Izquierda Republicana, la de los deportados como el señor Ramiro Santisteban, pero también a todos los Republicanos españoles que lucharon y/o sufrieron en Francia desde el éxodo de 1939 o los que lograron huir de la España del franquismo como Cristino García, héroe de la Resistencia de Nîmes.

Podríamos, gracias a un lugar de homenaje parisino dedicado a todos los Republicanos españoles, considerar que la deuda de la Francia de la no-intervención quedaría en adelante, si no saldada, por lo menos reparada y los últimos Republicanos españoles aun vivos podrían sonreír pensando en su trágica trayectoria concluida fraternalmente en el país de Voltaire y Rousseau, convertido en el suyo y el de sus hijos.

¡ Viva la Tercera República !

París,  4 de febrero de 2017
Rose-Marie Serrano 
ARE de RP

1-  Hubo dos manifestaciones por el Juez Garzón en París (ver fotos)
 2- ASEREF : Asociación por el Recuerdo del Exilio Republicano español en Francia
 3- Ciudad de las  afueras de París
4-  La Nueve, « unidad española  de la 2a D. B. ou 9a compañía  del  3er Batallón de Regimiento de Marcha del  Tchad…146 son españoles…refugiados de la Guerra civil » (ver  Amado Granell, libérateur de Paris, de Cyril García, editorial l’Harmattan, p. 83)

 5- o descendientes de españoles allí ejecutados de 1941 a 1944.
 6- Amado Granell :  «oficial superior del  ejército republicano» (Ibidem,  p. 85).
7- Ver Un été impardonnable de Gilbert Grellet (Ed. Albin Michel)

martes, 31 de enero de 2017

VISITA DEL MONT-VALÉRIEN DE LOS ESTUDIANTES DEL INSTITUTO DE PANTIN. 27 DE ENERO, DÍA DE RECUERDO DEL HOLOCAUSTO




El 27 de enero de 2017 unos profesores del liceo general y profesional de Pantin (afueras de París) llevamos a un grupo de escolares al Mont-Valérien, lugar de homenaje cerca de París dedicado a los resistentes y rehenes fusilados por el ocupante nazi de 1941 a 1944.


Algunos habían estudiado la carta de uno de los fusilados, Celestino Alfonso, del grupo Manouchian, a sus familiares, y la habían traducido al español desde el texto de la novela de Patrick Fort, Après nous (literalmente « Después de nosotros »).

Todos habían sido iniciados a la historia de la II guerra mundial por su profesora de Historia que los acompañaba con dos profesoras de español, tanto más interesadas éstas cuanto que allí fusilaron a trece españoles u hombres de apellido español, como el famoso ex-brigadista internacional, Celestino Alfonso y  varios argentinos, como supimos gracias a la excelente conferenciante que nos acogió y guió.


Ésta insistió particularmente en la ubicación del lugar, sumamente « estratégico en 1940 para los alemanes , quienes veían la oportunidad de utilizar ese lugar de 25 hectáreas poco poblado en aquel entonces, con campos circundantes, alejado de la ciudad ». Allí pues, prosiguió la joven funcionaria1, tuvieron lugar numerosas ejecuciones durante 4 años porque eran menos molestas que las del puesto de tiro de Balard2 y las del Fuerte de Vincennes, muy cercanos a la capital.

Estacionaban en el Mont-Valérien dos regimientos o sea alrededor de 2000 soldados de la Wehrmacht. Los alemanes lo dominaban todo desde la altura del monte, pudiendo vislumbrar si alguna amenaza se cernía en el horizonte para ellos… Marzo de 1941 fue un mes estratégico en cuanto al número de fusilamientos que iba creciendo conforme avanzaban los ejércitos alenanes por los campos de batalla.

Se trataba de fusilados después de juicio, o sea 1008 personas, hombres, 70 % de resistentes y 30% de rehenes, de 22 nacionalidades (italianos, españoles, polacos, personas de las colonias, 10 argelinos, argentinos…). ¿ Por qué extranjeros? Por la antigua emigración en Francia, por los artículos sobre la libertad desde la Declaración de los Derechos Humanos de 1791, artículos 10 y 11, debido a las migraciones económicas y a la emigración forzosa …Aquí la conferenciante esbozó un amplio cuadro de la emigración en Francia, llegando a la emigración de rusos blancos, de armenios, de españoles, al exilio español de 1939 cuando había 2.2 millones de extranjeros en Francia y 242 campos de « concentración » con mujeres o comunistas o españoles y diez campos en Argelia.

Los fusilados venían de Drancy o de Romainville, del campo de internamiento3 para comunistas.

La joven familiarizó a los alumnos con varios términos militares como « casamata » y « pas –de- cavalier » o sea túnel al enseñarles el de la entrada, pero precisando que el 80 % de los edificios circundantes no existía entonces.

Les habló de la « Affiche Rouge », el cartel de los extranjeros resistentes de los FTP-MOI, la mano de obra extranjera, fichados por los nazis como enemigos por luchar y resistir por su experiencia de las armas, de las Brigadas Internacionales, que fueron a defender la República española.

Llegamos al « Recorrido del Recuerdo »4 : museo con muchos documentos, fotos, sumarios, expedientes ; capilla donde esperaban los condenados ; monumento a los fusilados.

En el Museo la conferenciante nos habló de la guerra y de la represión, enseñándonos la foto del encuentro de Montoire de octubre de 1940, el mapa de París donde estacionaban los alemanes, de la represión cada vez más dura contra los grupos de resistentes, del recorrido de los resistentes y de los rehenes, de las conmemoraciones en el Mont-Valérien, de las cartas de fusilados y de la diversidad de sus rostros. Eran, dijo, ejecutados cinco por cinco, tras el paso por la capilla. En ésta mostró inscripciones o pintadas con 27 hechas por españoles, mencionó al párroco alemán voluntario para ser capellán de las cárceles…


Delante de la admirable campana, explicó a los jóvenes, atentos e interesados, cómo se logró edificar el genial monumento, por propuesta de ley, en 2003. Fue inaugurado por M. Robert Badinter y M. Raffarin. Una campana, o sea un objeto esférico, idea de infinito, sin distinción, todos unidos por el mismo destino , inscritos según el año de fusilamiento, dejando un espacio por debajo de la inscripción para añadir si aparecen más fusilados « A los Resistentes y Rehenes fusilados en el Mont-Valérien por las tropas nazis 1941-1944 y a todos los que no han sido identificados ». ¡ GENIAL ! ¡ Absolutamente GENIAL !5

En 1941 el « Código de los rehenes » especificaba que siendo agredido un alemán se ejercerían represalias sobre 25 a 150 rehenes. Por dos militares alemanes agredidos se fusilaba a 28 personas. En 1942 354 rehenes eran judíos o comunistas o ambas cosas…el fusilado más joven tenía dieciséis años recién cumplidos. Entre los 1008 nombres la conferenciante mostró algunos, como los de los Kirchen, padre e hijo fusilados, el de Joseph Epstein, que fue brigadista internacional , de la resistencia armada intelectual, Boris Valdé, ruso…

Después de la guerra, dijo la joven, los cuerpos fueron dispersados, algunos incinerados en el cementerio parisino del Père Lachaise.

Los alumnos depositaron flores tricolores en honor a Celestino Alfonso y a los españoles fusilados ; un alumno emocionado leyó el poema dedicado por Aragon a todos « los que creían en el cielo y a los que no creían  en él» titulado « la rose et le réséda ».

Después la guía – historiadora nos llevó al claro donde fusilaban, rodeado, escondido en las profundidades del monte, dramático escenario, con una lápida de 1959 en la que reza « 4500 resistentes » pero en realidad lo fueron en toda Francia después de juicio, por soldados de la Wehrmacht. Empleaban a 60 soldados hacia 1943 para fusilar a 5 hombres, porque los alemanes sentían cada vez más culpabilidad al hacerlo, esperando así reducirla. El lugar de homenaje fue inaugurado el 17 de junio de 1960. En la cripta, que visitamos a continuación fueron enterrados 16 resistentes anónimos debajo de la lápida en la que reposan los cenotafios (sencillos símbolos de la muerte) cubiertos con banderas. Sus nombres pueden leerse en un cartel de la pared de la derecha y enfrente de los cenotafios se yergue una llama esculpida de acero plateado, en un pedestal que contiene tierra y cenizas de víctimas de todos los campos de exterminio. Es la cripta un lugar de oscuridad, de solemnidad, de recogimiento respetuoso, solo alumbrado por esa emocionante llama del recuerdo.

Todos, alumnos y profesores, estuvimos muy emocionados.

Antes de que emprendiéramos el viaje de regreso nuestra guía nos explicó alrededor de la llama del recuerdo verdadera, fuera, debajo de la cruz de Lorena y de las esculturas dedicadas a las ciudades resistentes, que el presidente de la República tiene obligación de asistir a los homenajes anuales y que además cada uno lo puede, pidiendo autorización a la Cancillería de la Resistencia.


Nos sacamos unas últimas fotos, algunas con la bandera republicana española por ser muchos alumnos estudiantes de español y haber sido los republicanos españoles los primeros resistentes del antifascismo y del antinazismo.


Partimos hacia París, satisfechos alumnos y profesores, convencidos éstos de que deben darse así muchas lecciones de historia, que forman también parte del Deber de Memoria.

Quizá también se cumpla así éste en Madrid algún día venidero, en el Cementerio del Este donde no fueron fusilados 1008 hombres sino casi 3000 personas, hombres y mujeres, de 1939 a 1944, antes y mientras fusilaban en el Mont-Valérien por ser franquistas y nazis engendros de la misma ralea. No hay que olvidar.

Rose-Marie Serrano (Amigos de los Republicanos españoles de Región parisina)

1 Traduzco los pocos apuntes que tomé de su magnífica conferencia muy asequible a los alumnos pero también de gran precisión histórica.

2 Stand de tir de Balard

3 Camp d’internement

4 Parcours du Souvenir


5 Comentario de la traductora, militante de la memoria republicana española y de la de Madrid en particular.





Mont-Valérien

Traducción del cartel (situado a proximidad de la campana de Pascal Convert) a propósito del Mont-Valérien

Para honrar la memoria de los fusilados del Mont-Valérien, el gobierno retomó una propuesta de ley del Señor Badinter 1, votada por el Senado el 22 de octubre de 1977 y decidió edificar un monumento que homenajeara a los resistentes y rehenes que dieron la vida por Francia y por la libertad entre 1941 y 1944 en ese lugar.

Después de la guerra, el número de fusilados fue estimado en 4500. Las búsquedas llevadas a cabo por los miembros de la comisión del Mont-Valérien en los archivos, en Francia y Alemania, permitieron reducir el número a algo más de 1000.

Inaugurado en 2003, el monumento de bronce, obra del escultor Pascal Convert, tiene la forma de una campana que reúne a la comunidad al llamado del toque de alarma, el doble de los muertos y del toque de la victoria. En ella están grabados los nombres de los fusilados, inscritos según la cronología de su ejecución y por orden alfabético. La dedicatoria está completada por un homenaje « a todos los que no han sido identificados ».


1 Robert Badinter : abogado, hombre político francés, quinto presidente del Consejo Constitucional. Obtuvo la abolición de la pena de muerte en Francia. (Nota de la traductora, RM Serrano).